Il faut d'abord adapter le lexique aux conventions orthographiques des langues romanes:
/K/7 se transforme:
/W/ se transforme:
En ce qui concerne la phonétique, nous avons relevé en particulier:
Ce lexème est formé d'une occlusive nasale /KN/ qui n'existe pas en français, un -e- dit épenthétique a été progressivement ajouter pour adoucir cette articulation inhabituelle: d'où *Kenedel. Le /K/ étant aussi écrit -QUE-, la graphie est devenue *quenedel; enfin, l'anté-pénultième -e- devant -l- n'est jamais caduque dans cette position finale mais au contraire est accentué, cette acentuation se fera au détriment du /D/ intervocalique qui disparaît d'où quenelle.
Il faut noter que les emprunts les plus récents subissent moins de transformations: ainsi kaiser, bunker, blockhaus...etc. Serait-ce parce que ceux-ci ont été effectués directement de l'allemand au francais sans étape intermédiaire? Notre partie suivante examine cette possibilité.
Si nous comparons les résultats obtenus lors de notre etude (ente 180 et 200 lexèmes de termes empruntes) à ceux de l'anglais, autre langue anglo-saxonne, l'importance de cet emprunt reste décidément relative. L'emprunt allemand pourrait -chose étonnante- être comparé à l'emprunt du français à l'espagnol! En effet, l'influence de ces deux langues sur le lexique français est non seulement minime mais elle est aussi en partie concentrée sur des mots qui viennent en fait d'une autre langue. Ainsi l'espagnol est la langue intermédiaire des mots arabes ou des langues sud-américaines; l'allemand est celle des langues slaves, du hongrois et des langues scandinaves comme en témoignent les exemples suivants:
Les langues alémaniques étaient aussi des langues
de contact de par leur position géographique. Leur rôle
comme langue intermédiaire entre le francais et l'allemand
est si considérable que nous y consacrons le paragraphe
suivant.
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