Notes

1On va utiliser l'analyse actantielle et performantielle aussi bien qu'une grille sémantique et un modèle constitutionnel qu'on trouvera dans les figures I à VII du texte. Pour le schéma actantiel, voir Algirdas Greimas, Sémantique structurale, recherche de méthode, Paris, Larousse, Collection Langue et langage, 1966, p. 179-92, pour la grille sémantique, voir Sémantique structurale, p. 34-6, et pour le modèle constitutionnel, voir Algirdas Greimas, Du sens, Paris, Seuil, 135-55.

2Vautier trouve dans le roman un effort de déstabilisation des notions d'une version définitive de l'histoire ou de la mythologie québécoise. Comme texte ironique, le roman ne peut que déstabiliser ces notions. L'ironie est un miroir qui déforme comme un miroir de cirque, mais on peut reconnaître dans la réflection l'objet réflété. L'intégration du récit déformé dans cette histoire/mythologie originale fait que le dénouement s'y intègre aussi.

3Jacques Godbout. Les têtes à Papineau, Paris, Seuil, 1981. (Édition originale) Toute référence au roman sera indiquée entre parenthèses dans le texte de cet essai et reférera à l'édition Boréal Compact indiquée dans la bibliographie.

4Yvon Bellemare (1984) a analysé Les têtes à Papineau utilisant cet outil analytique. Son but étant de comparer six romans de Godbout, il n'a établi qu'un seul modèle pour décrire le roman. Cette approche ne saurait être utile pour répondre à la question qu'on pose dans le présent travail qui se focalise sur une analyse transformationnelle et les causes des transformations, ce qui va mettre à jour l'idéologie sous-jacente du roman. Notre analyse ne se base donc pas du tout sur le travail de Bellemare.

5Jacques Pelletier (1991, 92) a pris les réponses comme celles à la question référendaire elle-même.