Avant d'introduire les articles retenus pour les actes du 10e colloque estudiantin, nous tenions à remercier le comité d'organisation du
colloque (Emanuel da Silva, Caroline Prud'Homme et Michelle Troberg) pour avoir permis la mise en place d'un événement réunissant des jeunes chercheurs du Canada, des
États-Unis, de la France et de l'Italie. Nous remercions également les membres du comité de sélection des articles pour la présente publication (Michelle DeIrish, Caroline Lebrec, Philippe Martin et Pascal
Riendeau), notre collègue Kristyna Karenova qui a réalisé le site des actes, notre webmestre Marc Trottier, et le professeur Paul Laurendeau pour sa contribution. Nous remercions enfin tout
particulièrement le Département d'Études françaises de l'Université de Toronto ainsi que la Graduate Student Union pour leur soutien financier dans ce projet
de publication.
Huit articles ont été retenus pour la présente publication qui se
veut un miroir de l'engagement du comité d'organisation du colloque à créer un lieu d'échange interdisciplinaire. Une large place a ainsi été réservée à
quatre études concernant le transfert d'une langue à une autre (Marianne Halloran, Fabio Regattin, Michelle Troberg, Jessica Whelan), mais
également aux phénomènes de transposition des genres poétiques (Mireille Beausoleil, Gabriela Tanase) et des genres filmiques (Sophie Beauparlant, Jean-Marc Limoges).
Dans les études linguistiques, Prof. Paul Laurendeau (Université York) fait état des rapports
complexes entre la linguistique, le linguisticisme et la philosophie du langage. De son côté, Michelle Troberg (Université de Toronto) propose une étude morphosyntaxique expérimentale
montrant les difficultés d'apprentissage du complémenteur subordonné fini du français par des apprenants anglophones.
Les trois articles retenus questionnant la difficulté de traduction des aspects culturels d'un
texte littéraire abordent la question selon des angles différents et complémentaires. Marianne Halloran (Louisiana State University) propose une
analyse comparée de deux traductions d'un même texte, tandis que Fabio Regattin (Université de Bologne) se concentre sur la difficulté de traduction des jeux
de mots. De son côté, Jessica Whelan (Université de Toronto) questionne la traduction spécifique de la « québécité ».
Dans les études littéraires, l'étude sur la poésie amoureuse de la
Renaissance (élue meilleure communication estudiantine du colloque) de Mireille Beausoleil (Université de Montréal) nous emmène à travers le miroir déformant
de la satire. De déplacement métaphorique en déplacement satirique, elle nous montre comment les formes satiriques s'écartent des formes dominantes du
lyrisme amoureux afin de renouveler la pratique poétique. De son côté, Gabriela Tanase (Université de Toronto) dévoile le rôle essentiel du masque dans la
chanson de geste dont les effets comiques permettent de dresser des portraits plus nuancés des héros, entraînant ainsi le lecteur de l'autre côté du rire.
Enfin, dans les deux études cinématographiques, Jean-Marc Limoges (Université Laval) s'intéresse aux jeux de miroirs et recense, à travers
l'analyse de films issus du cinéma contemporain, les différentes définitions de la « réflexivité » et de la « mise en abyme » afin de mieux
comprendre, mais surtout de distinguer ces deux concepts fréquemment confondus. C'est par contre en se focalisant sur l'analyse d'un film, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, que Sophie Beauparlant
(Université du Québec à Chicoutimi) étudie les modes opératoires du dialogue filmique et du dialogue réel. Elle montre ainsi que loin d'être un simple
« effet de miroir » la parole au cinéma est bien plutôt un déplacement de la parole réelle et qu'elle s'échange et se développe selon ses propres
règles.
À votre tour de suivre les miroirs de ces actes!
Kristyna Karenova
Caroline Lebrec
Chrystel Morgan
Maud Pillet