index.html   Quelques réflexions sur l’énonciation dans le discours touristique des cédéroms



Bernadette NELIDE-MOUNIAPIN

bernadette.nelide@wanadoo.fr





        Les cédéroms Footnote sont des médiums relevant de ce que l’on appelle « nouveaux médias ». Cela est dû au fait qu’ils sont en mesure de supporter des enregistrements de données de nature visuelle, sonore et linguistique sous forme de suites numériques. Celles-ci se trouvent alors transcodées par le système informatique en systèmes sémiotiques. La cohabitation de ces différents systèmes sémiotiques sur un même médium contribue à construire un système que nous qualifions de polysémiotique Footnote . Bien que cette polysémioticité ne soit pas le propre des cédéroms, elle joue y un rôle prépondérant et constitue une de ses particularités. A cette particularité s’associe une seconde liée aux hypertextes. En effet, les hypertextes présents dans les cédéroms sont gérés de manière caractéristique. Ils permettent, par le lien qu’ils instaurent, de renvoyer d’une partie à une autre du discours. Ils manifestent ainsi les différentes possibilités de navigation dans le cadre de celui-ci. De plus, les hypertextes (F. Rastier,1994 : 170) mettent en évidence le découpage du discours. En effet, les différentes parties auxquelles ils se trouvent rattachés, manifestent un discours découpé et organisé selon un principe d’indexation. Tout comme un ouvrage « papier » dont le discours serait découpé en chapitre et comprendrait une table des matières, le discours véhiculé par les cédéroms peut comprendre un découpage par couleur et un système alphabétique équivalent. De plus, l’usage de l’hypertexte se retrouve dans d’autres supports.


         Ainsi, ni la polysémioticité, ni les principes de renvoi et d’indexation, ou encore l’usage de l’hypertexte ne sont spécifiques aux cédéroms. C’est la raison pour laquelle nous nous intéresserons au discours qu’ils véhiculent. Nous prendrons pour exemple des discours touristiques, notamment ceux présents dans les cédéroms suivant : « Voyage aux Antilles » (Emme, 2001) et « Cyclades – Les îles mythiques de la Grèce » (Média Culture Productions, 2003). Les discours touristiques visent à présenter et à promouvoir un espace comme destination touristique. Ils allient possibilités techniques offertes par le médium et discours de persuasion. Cependant, nous nous attacherons, dans le cadre de cette contribution, à étudier l’aspect énonciatif Footnote de ces discours. En effet, l’utilisation du cédérom met l’utilisateur face à un énoncé discours. Ce dernier fait évoluer le statut de l’utilisateur vers celui du lecteur Footnote . Nous chercherons à repérer quelques unes des stratégies discursives visant à construire le lecteur. Nous organisons notre réflexion autour de trois axes : l’organisation structurale, l’interactivité et la polysensorialité.



 

Organisation structurale


         L’énoncé discours se présente régulièrement en trois séquences rhétoriques. La première, nommée séquence d’ouverture, instaure le cadre énonciatif dans lequel se déploiera le discours. La seconde, séquence principale, que nous appellerons « corps », comprend l’essentiel des informations contenues dans le discours. Enfin, la troisième, séquence de fermeture peut intervenir à tout moment de la lecture et permet d’interrompre le parcours.





AS/SA nº 16, p. 67



         Nous nous intéresserons essentiellement à la séquence principale ou « corps » structurée d’une manière particulière et riche en hypertextes. Le discours de cette séquence s’organise en « strates » : modules, sous-modules et pages-événement (A. Mallender,1999). Cette répartition correspond à un mode de hiérarchisation conçu selon un principe de spécialisation. Cela signifie que le discours véhiculé au niveau du « module » sera plus global que celui de la « page-événement ». De plus, ces séquences correspondent à des séquences descriptives, le discours de l’une se trouvant alors inséré dans celui de l’autre. Au niveau du module, l’énonciateur fait apparaître une première répartition de l’objet du discours. Dans le cas par exemple du cédérom des Antilles, le niveau « module » fait apparaître la répartition : « nature », « histoire », « îles » etc… Ces énoncés apparaissent comme relevant d’un groupe d’éléments regroupés autour d’un même centre thématique. Ils construisent l’objet du discours comme un thème-titre (J.-M. Adam, 1989 : 111), pour reprendre la terminologie de Jean-Michel Adam, c’est-à-dire comme élément par lequel s’ancre la description. L’objet du discours se manifeste ainsi comme déconstruit pour être articulé, reconstruit par la lecture. Cette déconstruction se poursuit et s’affine à travers les strates suivantes sous-modules et pages-événement. Chacun des énoncés y est alors décliné selon des traits sémantiques spécifiques au discours. Reprenant l’exemple du cédérom des Antilles, dans l’hypothèse où le lecteur choisisse le module « nature », il aura le choix entre les sous-modules «  mer », « faune », « flore » ou « nature hostile ». Cette nouvelle répartition fait apparaître des propriétés qualifiant les thèmes des modules. Elle vise à faire passer d’un état de savoir à un second plus précis. Elle permet aussi de mettre en évidence des spécificités de l’objet du discours. Ce gain en précision se poursuit au niveau des pages-événement. Dans le cas de l’activation du lien « flore », le lecteur pourra prendre connaissance de certaines spécificités par les liens qui y sont rattachés : « monde de feuilles », « arbres qui marchent » ou « incroyable cocotier ».Cette décomposition discursive va induire une construction figurative par la lecture.


        En effet, par la lecture l’objet du discours va apparaître comme figure d’acteur, disposant d’un passé, présent, futur, et pouvant avoir une disposition spatiale. Ainsi les différents modules jouent le rôle d’axes de figurativisation du pays. Alors que le discours fonctionne par déconstruction du thème-titre, le parcours de lecture contribue à édifier ce thème-titre comme figure. Les éléments des différentes strates associés par la lecture construisent l’objet du discours comme figure, produisant ainsi un effet de réel. Au principe de fragmentation s’oppose celui de l’édification.


        Cette tension entre ces deux parcours crée une dynamique qui construit un lecteur comme auteur. En effet, c’est par son parcours de lecture qu’il construit la figure, il apparaît comme auteur de son savoir. Néanmoins, cette construction s’élabore dans le cadre limité que prévoit le discours. Le lecteur est donc invité à élaborer son savoir concernant le pays décrit, à partir du discours et dans les limites imposées par celui-ci. Cette construction du savoir s’édifie de manière similaire à celle élaborée par un touriste qui appréhende une destination touristique. Il approche ce nouvel espace selon « un programme socialement convenu» (E. Landowski, 1997 :92). Son interprétation se trouve donc influencée par des discours préalables. De même, le lecteur du cédérom n’appréhende l’objet du savoir que selon des orientations discursives préalablement définies.

 

 

 

L’interactivité


        Le second axe est celui de l’interactivité, c’est-à-dire celui qui est relatif à la propriété d’intervention dont dispose un programme informatique (J. Notaise, 1995 :480). En d’autres termes l’interactivité renvoie à la possibilité technique offerte au lecteur d’actualiser les données d’un programme à partir d’un autre. L’hypertexte correspond à l’outil mis à disposition du lecteur à cet effet. Deux types d’interactivités se manifestent dans les cédéroms touristiques. Elles ont pour conséquence de structurer le discours selon deux logiques sémantiques d’indexation.

 




AS/SA nº 16, p. 68



        La première interactivité articulée aux boutons de navigation, permet au lecteur, lors de son parcours de lecture, d’intervenir au niveau d’un ensemble sémantique homogène quel qu’en soit le niveau hiérarchique. En d’autres termes, quelle que soit la « strate » au niveau de laquelle se situe le lecteur, cette interactivité lui permet de faire défiler les pages écran (A. Mallender, 1999) relatives à cette dite strate. Pour reprendre l’exemple précédemment cité, au niveau du « monde de feuilles », le lecteur ne peut faire défiler que les photographies relatives à cette page-événement. De même, s’il se situe au niveau du sous-module «flore », il ne peut faire défiler que les pages écran qui y sont rattachées. Cette interactivité renforce ainsi l’unité sémantique du discours au niveau de la strate. Elle permet aussi au lecteur d’évoluer de l’une à l’autre des strates, dès lors qu’il se maintient dans le même champ homogène. Le lecteur peut ainsi évoluer du « monde de feuilles » aux « arbres qui marchent », dès lors qu’il se maintient dans le sous-module « flore ». De même, il peut évoluer entre les sous-modules d’un même module (comme entre ceux des sous-modules « faune », « nature hostile » et « flore », relevant tous du module « nature ». Cela signifie que toutes les pages écran liées techniquement au même module, sous-module ou page-événement partagent des traits sémantiques communs. Ceux-ci contribuent à construire différentes isotopies en vue de décrire l’objet du discours. En utilisant ce type d’interactivité, le lecteur élabore son savoir à partir des fragments de discours présents au niveau de chaque strate. Cette démarche a pour particularité de s’inscrire dans les limites d’un même énoncé. Cependant, ce type d’interactivité n’autorise pas le lecteur à évoluer d’un champ à un autre. Il ne peut s’y soustraire. Ainsi, son parcours de lecture s’élabore dans une limite sémantique définie. Nous qualifions ce type d’interactivité, d’interactivité structurale, car elle ne fonctionne qu’en relation avec la répartition structurale du discours.

 

        Le second type d’interactivité fonctionne de façon différente du précédent. Il permet de passer d’un champ à l’autre quel qu'en soit le niveau hiérarchique au niveau duquel se situe le lecteur. En d’autres termes, cette interactivité, contrairement à la précédente, autorise une lecture « transversale », c’est-à-dire qu’elle fournit au lecteur la possibilité d’évoluer d’un nœud hypertextuel à un autre quel que soit le niveau hiérarchique auquel se dernier est rattaché. Une telle interactivité dans le cédérom des Antilles permet un passage d’un sous-module rattaché au module « nature » à un autre relatif au module « histoire » par exemple. Le parcours de lecture associe les éléments relevant de champs sémantiques différents. De même que pour la première interactivité, celle-ci conduit le lecteur à associer le savoir acquis lors des différentes étapes de son parcours. Néanmoins, ce second type d’interactivité, permet au lecteur de passer d’une isotopie Footnote à une autre. L’association sémantique ne se limite pas aux figures d’un même champ, mais autorise le passage d’un champ à l’autre. La cohérence de l’ensemble réside en des « transferts » sémantiques. Nous qualifions cette interactivité d’isotopique. Ces « transferts » impliquent des « approches sémantiques» différentes de l’objet du discours. Ils induisent des déplacements cognitifs, permettant au lecteur d’appréhender l’objet du discours selon des rationalités différentes. Le lecteur a le sentiment d’évoluer, de se déplacer à travers le savoir relatif à la destination décrite.

 

        Ce simulacre prend appui sur l’esthétique, la mise en page de chacune des pages écran. Toutes les pages écran disposent d’éléments récurrents qui maintiennent une unité sémantique, et d’éléments se modifiant d’une page à l’autre. Ces variations visuelles, esthétiques, construisent chez le lecteur l’impression de passer d’un espace à un autre. De plus, les opérations cognitives sont représentées à l’écran par des déplacements du pointeur. Ces derniers permettent au lecteur de visualiser son parcours de lecture. Ces déplacements du pointeur métaphorisent ainsi la succession cognitive. Le lecteur a ainsi le sentiment de « façonner » son savoir. Cette possibilité discursive se distingue (a priori) de la première interactivité, en tant qu’elle autorise le lecteur à une élaboration personnelle de son parcours. Le lecteur évolue selon ses propres souhaits, construit son propre savoir et ses propres jugements. Ces sont ces critères qui selon Jean-Didier Urbain définissent le touriste : « celui voyage lui-même, pour se faire lui aussi une idée et avoir ses propres jugements» (J.D. Urbain, 1991 : 21). Cette construction et découverte personnelle construisent le lecteur du cédérom dans le rôle thématique du touriste. Il appréhende de façon singulière le savoir relatif à un espace.

 




AS/SA nº 16, p. 69



        Néanmoins, aucun des cédéroms du corpus ne se cantonne à l’une ou l’autre de ces interactivités, elles sont toujours articulées l’une à l’autre. Les deux approches sémantiques qui leur sont associées sont toujours mises en relation. Le lecteur ne peut donc se limiter à une seule d’entre elles pour évoluer dans le discours, il se trouve toujours incité à articuler l’une à l’autre. Cette combinaison contribue à établir un cadre, une cohérence au discours.

 

 

Le polysensoriel


        Le troisième axe que nous proposons d’aborder est celui du sensoriel. La sensorialité se manifeste de façons différentes dans le cadre des cédéroms touristiques : tant à travers l’interactivité qu’à travers le polysémiotique. En ce qui concerne l’interactivité, l’intervention qu’elle autorise sollicite empiriquement le lecteur. A l’aide d’une prothèse (souris, ou clavier), il intervient dans le discours, et le fait apparaître sous formes différentes (nouvelle page écran ou photographies, ou séquences vidéo…). Les manifestations à l’écran se modifient en fonction des interventions du lecteur. Il peut ainsi actualiser à l’écran des pages dont la manifestation modifie les précédentes. Cette modification de formes, construite comme conséquences des interventions du lecteur, crée l’illusion d’une intervention « tactile » sur l’objet. Le lecteur est construit dans un autre rapport à l’objet du discours, un rapport reposant sur une « expérience sensorielle ». Il peut l’appréhender dans sa « matérialité ». De plus, les opérations cognitives de lecture sont représentées par des gestes faits avec la souris ou le pointeur. Ces gestes se trouvent alors représentés par des déplacements à l’écran, le lecteur peut visualiser son parcours. Le déplacement du pointeur sur une zone et le déplacement spatial à l’écran qui y est associé, constituent un simulacre de déplacement cognitif. Le lecteur se trouve dans une relation « sensorielle » avec l’objet présenté en tant qu’il peut ainsi visualiser le discours en train de se construire. L’hypertexte donne « l’impression » d’entrer dans une relation d’expérience avec l’objet représenté.


        A cette « expérience sensorielle » liée à l’interactivité se combinent celles relatives aux différents modes d’expression manifestés dans le cédérom (sonore, iconique, linguistique). Dans le cadre, par exemple, d’une page événement appartenant au cédérom des Cyclades, plusieurs modes sensoriels sont co-présents dans la description de l’île Antiparos Footnote  : le mode auditif par la bande-son et les séquences vidéo, le mode visuel par le texte écrit, les photographies et les séquences vidéo. Cette co-présence se manifeste à deux niveaux : tout d’abord au niveau de la page écran, par la bande-son, les éléments linguistiques et iconiques, puis au niveau de la page événement, notamment avec les séquences vidéo. Cela signifie qu’une page événement, en tant qu’unité discursive, comprend en son sein différentes pages écran, chacune comprenant des signes manifestés selon des modes d’expressions différents. En d’autres termes, les différents liens hypertextuels, que supporte une page écran, peuvent donner accès soit à une séquence vidéo ou à une succession de photographies, etc. Chacun de ses modes d’expression construit le lecteur dans une relation sensorielle différente avec l’objet construit par le cédérom. La page événement relative à l’île d’Antiparos en fournit un exemple. La séquence vidéo comprend des plans articulés les uns aux autres contribuant à créer du mouvement (G. Deleuze, 1983 : 18, 46). Ce procédé technique construit une impression sensorielle de déplacement, le lecteur est incité à se projeter dans l’expérience d’une mobilité dans l’espace décrit. A cela s’ajoute une bande-son qui « imprègne » le lecteur de cette culture. C’est un son que Jullier qualifie de son-contact, qui vise à faire ressentir plutôt qu’à faire comprendre, « (…) des sons qui se passent de la présence de l’image pour faire leur effet(…). » (L. Jullier, 1995 :148). Les photographies, quant à elles, rendent compte de fragments du lieu, « elles réactivent de manière très “vives” notre relation spatiale avec l’univers environnant » (J. Lupien, 1995 :72). Elles participent à construire le lecteur dans une expérience perceptuelle visuelle du site.


        Ainsi dans l’exemple d’Antiparos, la construction de la figure s’élabore à travers la combinaison de modes d’expression distincts. Ceux-ci construisent des représentations d’expériences perceptuelles différentes, le lecteur se trouve ainsi face à une approche polysensorielle (J-J. Boutaud, 2004 :3) de l’île. Il s’agit de lui faire (re)vivre dans sa singularité une expérience perceptuelle à travers des sensorialités représentées. Le discours crée des positions énonciatives qui sont proches des conditions de perception. Le dispositif énonciatif définit un point de présence (simulacre du point de vue) qui a des effets référentiels forts à cause du polysensoriel. En effet, ce dispositif fait appel au visuel et à l’auditif de façon directe contrairement au guide touristique « papier », par exemple.

 




AS/SA nº 16, p. 70



 

Conclusion


        Les particularités énonciatives du cédérom construisent un lecteur-auteur. Il s’agit d’un type d’énonciation dans lequel l’énonciataire produit un parcours de lecture. Dans le cadre du système du cédérom, il y a plusieurs chemins de lecture et on peut recommencer différemment. Ainsi chaque expérience de lecture peut être une expérience de construction nouvelle. Ce système de construction possède néanmoins des limites correspondant aux règles et aux possibilités du système du cédérom.De plus, dans la mesure où l’expression du discours du cédérom est une expression linguistique, iconique, sonore, le lecteur se trouve convoqué comme centre de présence qui allie sensible et intelligible.

 


 

 

Références

 

J-M. ADAM, A. PETIT JEAN, Le texte descriptif, Nathan université, Paris, 1989.

J.-J. BOUTAUD, « De la difficulté de communiquer un concept polysensoriel. Kenzoki de Kenzo », Les sciences de l’information et de la communication. Savoirs et pouvoirs, Hermès, n°38, CNRS éditions, 2004.

G. DELEUZE, Cinéma 1-Image mouvement, eds de Minuit,1983.

U. ECO, 1979, Lector in Fabula, Grasset, Paris, 1985.

A.J. GREIMAS, J. COURTES, 1979, Sémiotique, dictionnaire raisonné de la théorie du langage, Hachette, Paris, 1993.

L. HEBERT, « Une typologie des sensorialités, sensorialités physique, sémiotique et cognitive », Théorie et objets métissés, VISIO, vol 6, n°4, hiver 2001-2002, p 111-124.

L. JULLIER, Les sons au cinéma et à la télévision- Précis d’analyse de la bande-son, Armand Colin, Paris, 1995.

E. LANDOWSKI, Présence de l’autre, PUF, Paris, 1997.

E. LANDOWSKI, Passions sans nom, Formes Sémiotiques, PUF, Paris, 2004.

J. LUPIEN, Arts visuels et espaces sensoriels, Protée, vol 23, n°1, 1995, p72-83.

A. MALLENDER, Ecrire pour le multimédia, Paris, 1999.

J. NOTAISE, J. BARDA, O. DUSANTER, Dictionnaire du multimédia, AFNOR, Paris, 1995.

F. RASTIER, M. CAVAZZA, A. ABEILLE, Sémantique pour l’analyse – De la linguistique à l’informatique, coll Sciences Cognitives, eds Masson, 1994.

J. D. URBAIN, L’idiot du voyage, Payot, 1991.






index.html




E-mail the editors
Pour écrire à la rédaction



© 2005, 2006, Applied Semiotics / Sémiotique appliquée