Hébert, Louis : « Le référent, le parcours référentiel »

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    Nous voulons présenter lapidairement d'autres caractéristiques supplémentaires possibles du référent. Pour fins de présentation, subdivisons ces caractéristiques supplémentaires en deux sous-groupes.

* Dans le premier sous-groupe, à l'opposition sensible/intelligible correspondent les oppositions concret/abstrait, particulier/général, singulier/multiple, individu/classe, occurrence/type. Ces oppositions ne sont pas synonymes ni toujours homologues (ainsi le particulier n'est pas nécessairement concret).

* Les caractéristiques en jeu dans le deuxième sous-groupe sont localisable/non localisable, factuel/contrefactuel, possible/impossible, maintenant/avant-après, réel/fictif, ici/ailleurs, stable/variable, durable/éphémère, existant/inexistant, quantifiable/non quantifiable, repéré/non repéré, simple (atomique)/complexe, individué/non individué, statique/dynamique, associé au vrai/associé au faux, autodéfini/interdéfini, naturel/culturel.

    Proposons un tableau synthétique qui combine les caractéristiques de base du référent avec certaines des caractéristiques supplémentaires qu'on peut lui prêter. La colonne de gauche indique le choix généralement privilégié lorsqu'un aspect est envisagé par une théorie, on aura ainsi les portraits d'une théorie robot et du référent idéal.

    Dans sa version radicale et idéale, le référent est un objet sensible, singulier « réel » et existant. A cet égard, il se prête à des repérages spatio-temporels qualitatifs mais surtout quantitatifs et entretient par là des relations étroites avec la vérité (au sens fort), du moins telle qu'on la conçoit en Occident.




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AS/SA nº 2 (11.1996), Article 1 : Page 2 / 6


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22.11.1996