Claudine Elnécavé : « Cyrano de Bergerac, ou la tragédie du nez »


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« Cette femme, un piège de la nature, une rose muscade» (I,v: 56)

« Présenter mes respects à vos roses » (ibid.)

« Où vos bouches iront l'une vers l'autre, à cause de ta moustache blonde et de sa lèvre rose » (III,ix: 134) 

« au baiser... un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer » (II,x: 135)

« L'on ira demain, aux primes rose d'aurore » (I,v: 58)

« Je voudrais mourir un soir, sous un ciel rose » (ibid.)

« Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose » (ibid.)



Je me suis alors posée les questions suivantes : qu'est-ce qui se cache derrière cette couleur rose ? Quelle est la raison pour laquelle Joseph-Angel a choisi d'écrire sa pièce Cyrano Parfumé sur du papier rose ? Quel est le rapport entre la couleur rose et l'adjectif parfumé ?

Afin de trouver une réponse à ces questions troublantes, je me suis penchée sur le champ sémantique de la couleur rose chez Rostand et chez Joseph-Angel, en me basant sur le Dictionnaire des symboles (Chevalier et Gheerbrant 1982: 822-824).








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AS/SA Nº 8, Article 6 : Page 2 / 7


© 1999, Applied Semiotics / Sémiotique appliquée

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1999.12.04