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Les autres contributions se font implicitement l'écho des considérations théoriques. En traitant un ressort exploité par Claude Gandelman, ils font face au rapport pendulaire
entre deux sphères de signification ou de création. Ainsi, le premier groupe s'occupe du langage. Jacqueline Michel interroge l'érotisme du poème chez Jude Stéfan, où la parole poétique toréée,
déconstruite, se fait écriture. Montrant que le poème est à la fois un lieu de l'assassinat en écriture et un chantier de langage, elle entre dans le vif du renversement catastrophique existentiel et de l'ecphrasis.
Dans l'article de Bernard Zelechow, traitant du thème de
l'holocauste dans les films de Chantel Akerman, nous retrouvons l'écho de la métastabilité se dégageant de la mystique juive abordée dans Gandelman (1995b).
L'interdiction et la nécessité de nommer oscillent dans les dialogues filmiques. On y trouve d'une part des exposés éloquents et corrects sur le plan grammatical, mais
ne transmettant aucun contenu valable et d'autre part l'impossibilité de parler correctement ou de s'exprimer du tout, symbolisant une identité réduite sans-nom et
sans-logis. Yishai Tobin travaille dans la linguistique textuelle. Dans ses multiples publications, il a suffisamment démontré l'intérêt de saisir le signe dans
sa distribution actualisée. Ici, une telle lecture est faite de deux prépositions temporelles anglaises. Till représente l'aspect non-télique du procès ouvert,
tandis qu'until désigne l'aspect résultatif du procès perfectif. Tobin argumente que till fonctionne comme arrière-plan, où des périodes
temporelles prolongées sont impliquées, alors que le signe until est marqué, indiquant un tournant narratif. Ainsi, l'analyse de Tobin nous
livre implicitement une vue partielle du mouvement réversible étudié par Gandelman : c'est la narration se dirigeant vers le point extrême, tout en déterminant
l'incompatibilité entre le champ directionnel et l'espace périphérique. Feigenbaum, Susanne (1997). « Commemorative Essay: Claude Gandelman (1936-1996) ». Semiotica, vol.117 no.1, pp.1-13. |
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