LE PRESSENTIMENT

DE LA REVOLUTION FRANCAISE

CHEZ

DEUX AUTEURS DU XVIIIe SIECLE
par Lee-Hwa Tai

 

 

 

Quels aspects de la France sont présentés dans Les lettres persanes de Montesquieu et le poème « Hymne à la France » d'André Chénier ? Pourquoi peut-on dire que ces deux textes identifient dans la politique française de leur époque certaines des raisons de la Révolution de 1789 ?

 

      À l'ombre de la couronne de Louis XVI, une lumière pénétrante a éclairé la société française vers la fin du XVIII siècle. En tenant de simples plumes, les philosophes-écrivains, tels que Montesquieu et André Chénier ont exposé tous les défauts de la société. À cause de cet éclatement des idées et des passions, le vieux sol de la France a été bouleversé. Pour la première fois, le public lettré s'aperçoivent à travers la fantaisie des Lettres Persanes et des strophes lyriques de Chénier, à la pourriture du despotisme et à l'ardeur nationaliste qui tremblent au dessous de la surface.

      En tant qu'écrivains, les deux philosophes Montesquieu et Chénier sont des frères jumeaux. Ils voulaient que leurs ouvrages piquent les sens des curieux, mais sans offenser la pudeur officielle des censeurs (Michelucci, p.77). C'est-à-dire, ils critiquaient le système social indirectement en utilisant des techniques littéraires et en proposant des théories. D'une manière érudite, ils nous montrent le monarque despote, les ministres sans système, la corruption de l'Eglise, la jalousie et la frivolité des classes privilégiées et la misère collective des gens communs.

      Dans Les Lettres Persanes, Montesquieu transforme de façon convaincante la France usée à un terrain nouveau à travers les yeux des persans. Pour les lecteurs, l'exploration et le jugement de leur propre pays selon la mentalité orientale leur donnent une perspective unique à voir leur vie. Pour la première fois, ce qui est moral et correct ne reste plus acceptable (Convoy, p.13). Ils trouvent que la monarchie française est un état violent qui dégénère toujour en despotisme. Ce pire système politique emprunte les lois des étrangers et les impose sur les citoyens sans vérifier l'accord entre ces réglements et les moeurs du peuple (Michelucci, p.79). En utilisant le point de vue des Perses, Montesquieu critique la décadence de l'Ancien Régime. Dans ce milieu opprimant, il n'y a que deux mondes parallèles: le pouvoir absolu de Louis XIV et celui d'Usbek, le maître de harem. De plus, Montesquieu exprime ses idées sur le droit des gens, sur les origines de la liberté et sur les responsabilités du gouvernement.

      D'un ton perspicace, André Chénier évoque les mêmes idées sur la condition sociale. En montrant la beauté remarquable et la richesse naturelle de la France, la saleté d'un gouvernement en ruine et un parlement déchu deviennent plus clairs. Semblable à Montesquieu, Chénier met l'emphase sur l'avancement de la démocratie et l'évolution d'un peuple fier qui mérite toutes ses ressources et qui doit les cultiver à son avantage.

      À part la politique, Montesquieu et Chénier évoquent une certaine forme de pensée qui avait un caractère entièrement différent de celui qu'il y a auparavant et qui renouvelait la religion, l'économie, la littérature et les sciences. Dans le domaine religieux, les valeurs et les intéractions humaines sur le bas royaume de la terre devenaient plus importantes que la foi aveugle. Quant aux changements de l'économie, l'activité nationaliste se concentrait sur l'ardeur pour le travail afin d'augmenter l'échange des biens et la circulation de l'argent (Michelucci, p.79). De la même façon, les deux écrivains mettent l'emphase sur la liberté littéraire et l'avancement des sciences.

      En un mot, Montesquieu et Chénier avaient une volonté pour améliorer la condition sociale. Ces deux écrivains sont donnés naissance aux éléments d'une démocratie qui va apporter la Révolution Française. En décrivant une société française utopique, ils appellent au peuple français à créer une nouvelle République. Guidé par les écrits de Montesquieu et de Chénier et par ses propres instincts passionnés, le peuple se fortifiait à se révolter pour réaliser le code prophétique de son utopie.

 


Bibliographie

 

 



Composition 1

Composition 2

Composition 3


retour


Expression 1

Expression 2

Expression 3

Expression 4


GRIMOIRE-FRE 180Y
©Lee-Hwa Tai
©Pascal Michelucci pour la mise en page
Créé le 5 mars 2000