La Souffrance Amoureuse
par Mandy Vaz

On dit bien souvent que l'amour est associé avec la souffrance. La littérature nous fournit maints exemples de cette triste combinaison. Examinons le poème Madrigal par Ronsard, et un extrait de la pièce Phèdre par Jean Racine. En les lisant, il faut noter le rôle de la souffrance dans l'amour. Néanmoins, bien que tous les deux parlent de la souffrance amoureuse, chacun la présente dans un but différent, avec une fonction différente.
Si on analysait à qui ces deux textes sont dirigés, cela nous permettrait peut-être de mieux comprendre la différence entre leurs buts. Commençons avec la première ligne de Madrigal : «Si c'est aimer, MadameŠ» (l'Anthologie). En continuant, on peut trouver d'autres allusions comme: «de vous plaire», et «de vivre en vous» (l'Anthologie) qui nous indiquent que ce poème est écrit à quelqu'un. De plus, la dernière ligne, «Le coeur le dit assez, mais la langue est muette» (l'Anthologie), nous révèle qu'il ne voulait pas le réciter, mais qu'il veut donner le poème à la dame. En tout cas, les paroles ont été créées spécialement pour l'objet de son amour.
Venons-en maintenent au monologue de Phèdre. Ici, il est donné que Phèdre parle à sa nourrice. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que, dans les pièces, les monologues sont présentés aux spectateurs. Dans ce passage, il y a des remarques, comme «J'adorais Hippolyte» (l'Anthologie), qui nous montrent que Phèdre parle de son amour. Alors, la différence entre les buts est claire: Ronsard parle à celle qu'il aime, tandis que Phèdre parle de celui qu'elle aime.
Il semble qu'en comprenant comment les buts de Madrigal et de l'extrait de Phèdre sont différents, la divergence entre leurs fonctions devienne plus évidente. Rappelons le fait que Madrigal est écrit pour une femme. L'utilisation des phrases «servir la beauté» et «furieux je vous aime» (l'Anthologie) ne sert pas seulement de proclamation de son amour, mais, sans doute, de persuasion douce.
Quant à Phèdre, elle crie des choses comme «O comble de misère!» et «cruelle destinée» (l'Anthologie). Il est indéniable que, bien qu'elle utilise ces mots dramatiques, simplement, elle se plaint. Donc, leurs fonctions diffèrent étant donné que le poème de Ronsard est un essai de faire la cour à l'objet de son amour, alors que le monologue de Phèdre est vraiment une grande lamentation.
À propos du traitement du sujet de la souffrance amoureuse, je préfère celui de Madrigal. Ce poème était, à mon avis, plus réaliste que Phèdre. Je n'ai pas pu établir un rapport de cette pièce; particulièrement des idées de la malédiction et de l'inceste. De l'autre côté, j'ai beaucoup aimé la simplicité et le charme de Madrigal. En somme, personellement, j'ai trouvé que le traitement de la souffrance amoureuse de Madrigal était plus croyable et romantique que celui de Phèdre.
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Composition 3

Composition 1